L’église est le point central du village de Chaussan.

Son histoire

En 868, l’église St Jean de Chaussan fut confirmée aux chanoines de St Irénée et de St Just par l’archevêque de Lyon.

En 1228 Hugues de Rechagnieu, chevalier, vend à l’église de St Just tout ce qu’il avait de droit sur la dîme de Chaussan.

Ce monument qui est une ancienne forteresse a été incendié par les Tards Venus en 1364. Seguin de Badefol, leur chef, mis le feu à l’édifice après y avoir rassemblé et violenté la population venue s’y refugier.

Au XVIème siècle, cette église servit d’abri aux habitants pendant les guerres civiles.

Née d’un mélange de style entre art ogival (c’est-à-dire gothique) et renaissance, cette église est composée de murs crénelés et d’un clocher carré du XVème siècle.

En 1669, le décimateur de la paroisse, le Chapitre de Saint Just, permet la reconstruction du sanctuaire. Puis, au fil des années, chacune des parties sera réparées.

Ses restaurations

Ce fut  le cas en 1835 ou la partie ouest de l’église fut reconstruite par le Sieur Escoffier d’après les plans et le cahier des charges établis par Mr DURET architecte du département du Rhône. (28/03/1835 extrait CM (conseil municipal) : devis de 5 139.39 F. Accepte 1 500 F offert par le Conseil de fabrique. Vote un impôt extraordinaire de 2 000 F. Les charrois et fournitures volontaires représentent 600 F soit un total de 4 100 F. Reste 1 039.39 F à couvrir par aide de l’Etat ou du Département.

15/02/1903 : Réparations à l’église : demande de devis pour réfection du crépissage de l’église sur toutes ses faces. 15/03/1903 : Devis de 2014.70 F : le conseil de fabrique a voté une somme de 150 F. Décide de lancer une souscription et demande l’aide de la préfecture.

En 1917, une horloge avec sonnerie des heures répétées et des demis est installée au clocher (4 cadrans de 1,20m de diamètre). Le maire signe un traité de gré à gré avec Léon DELORME, horloger à Lyon pour une horloge à 4 cadrans de 1,20 m pour 2 250 F.

En 1847, fonte des 3 cloches existantes et rajout d’une quatrième dans l’objectif est de former un carillon.

En 1964, électrification de l’horloge.

En 1991, l’église est de nouveau restaurée complètement intérieurement, le puits gaulois est nettoyé, éclairé. Le portail d’entrée présente une nouvelle couleur.

En 2004, un accès pour personnes à mobilité réduite est réalisé côté Nord avec l’accord de l’architecte des bâtiments de France. En même temps, la place du Nord est réaménagée. Les vitraux sont également restaurés.

En 2007, mise en valeur la nuit de notre église et son clocher 4 pentes par installation de l’éclairage extérieur (sauf entre minuit et 5 heures du matin)

Description de notre église

Cet édifice est composé d’une nef centrale à trois travées et de deux bas-côtés voûtés à arêtes. De chaque côté du Chœur deux chapelles : l’une dédiée à la Vierge et l’autre à St Claude en 1658 est aujourd’hui consacrée à St Jean Baptiste.

L’église a un riche mobilier : en effet dès 1851 Pierre Gaudin offre quatre lustres et un chemin de croix. De plus, elle possède un Christ en croix, une statue de Saint Jean Baptiste, une statue de Saint Roch et une statue de Sainte Philomène étant tous les quatre en bois et datant tous du XIXème siècle.

On peut aussi remarquer, une cuve baptismale en fonte et un placard en bois du XVIIIème siècle ainsi qu’un autel et un retable de Saint Jean Baptiste en marbre et en stuc.

Enfin, la statue en bois « la Vierge à l’enfant » datant du XVIIIème siècle, classée monument historique, est située dans la chapelle de la Sainte Vierge.

L’église a une particularité, elle a été édifiée sur un puits gaulois situé à la croisée de la nef centrale et du transept près du chœur.

Ses cloches

Nous sommes en 1847, la monarchie Orléaniste est sur son déclin. Louis-Philippe s’apprête à laisser place à la IIème république. Dans la paroisse de Saint-Jean-de-Chaussan, le 1er juin  1847, le Conseil de Fabrique prend la décision de faire réparer les cloches.

La première cloche, la plus grosse, fondue en 1681 dans les ateliers du fondeur Burdin à Lyon, sous les auspices du baron Jean de Beneon de Riverie, est fêlée ; les deux autres donnent des signes de fatigue.

On refondra donc les trois cloches existantes et on ajoutera une quatrième pour former un carillon. Monsieur Berbigier, curé de la paroisse est chargé de toutes les démarches, de la commande, de la surveillance et du contrôle des travaux. Pierre Roux, maire de la commune l’assistera dans sa tâche.

Le procès-verbal de réception des cloches est signé le 17 octobre 1847.

Cloche Poids Battant Diamètre Note Parrain Marraine
1 808 kg 33,200 kg 106 cm Sol Pierre Gaudin Jeanne Chavarot
2 575 kg 24,000 kg 96 cm La Jean-BenoîtPeyzaret Marguerite Morreton
3 379 kg 15,600 kg 85,5 cm Si Claude Billand Etiennette Bodoy
4 331,500 kg 13,900 kg 81,50 cm Do Pierre Revol Françoise Chambe

 

Sur chacune des cloches figure l’inscription latine « sit nomen domini bénédictum 1847 » (bénit soit le nom du Seigneur).

Poids total des cloches : 2093,500 kg

Poids total des battants : 86,700 kg

Poids des grenouilles : 23,950 kg

soit 2204,150 kg

Coût : 0,52 € le kg, soit 1142,47 €

Garniture de cuir de quatre battants : 3,05 €

Le coût total de la réparation des cloches s’élève à 1145,52 €.

 

Concernant le lieu de Pinloup : il n’a, à priori, aucun rapport avec le loup de CHAUSSAN

On retrouve ce lieu avec des orthographes différentes bien avant l’histoire du loup de Chaussan :

- Chez Pinleys en 1385

- Lieu de Pinolay en 1703

- Pin Loup sur le cadastre napoléonien

- Panloup en 1835

- Le Cri Pinloup en 1852 

Mais il est probable que ce nom soit en rapport avec les loups : colline où se trouvaient des loups et des pins (arbres résineux) ?

Voici l’histoire rapide ci-dessous sur le loup de Chaussan : c’est pourquoi la commune a fait réaliser un loup au rond point situé au dessus de l’école durant l'année 2006.

Le loup de Chaussan : (résumé complet séparé)

Le récit authentique du jeune Jacques Peyzaret alors âgé de 22 ans, qui porta secours à un voisin attaqué par un loup qu’il terrassa à mains nues fut relaté dans « le journal de LYON » en 1785 (Réf. dans la revue « L’Araire » n°105- été 1996). L’intendant de la Généralité, M.Terray, félicita le jeune héros pour le « récompenser de son courage et le dédommager du temps pendant lequel les morsures du loup l’on mis hors d’état de travailler ».

Le « chemin du loup » demeure un lieu-dit sur la commune et un chemin public croisant la RD 34 vers le hameau de la Roche (partie basse).

Extraits des recherches de Mme Marie Thérèse REYNARD , ancienne secrétaire de mairie 

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Chaussan possède 12 263 mètres de rivière qui se décompose en ruisseaux et affluents, soit 10 cours d’eau différents.

Le ruisseau de Combodon (488 m)

Il prend sa source au dessus de la route départementale N° 34 lieudit La Rouline à l’Est du hameau de St Genoux ; puis est rejoint sur sa droite par un petit ruisseau (180 m) qui démarre sous le « chemin du Camp à l’Arvin » et sous le lieu dit « les Maillardes » . C’est un affluent du ruisseau de Durieux.

Le ruisseau des Grandes Vignes (415 m)

Il prend sa source vers la Route Départementale N° 34 sous le Camp. C’est un affluent du ruisseau de Durieux.

Le ruisseau du Glas (1 605 m)

Il prend sa source sous Saint André la Côte, dans le grand virage au dessus de l’Adret, traverse le chemin de la Côte, longe la voie communale N° 5 (appelé aussi chemin de Chavagneux) . Il traverse ensuite un chemin puis la voie communale N° 20. Il reçoit sur sa droite une petite rivière (62 m) qui part de la voie communale N° 20. C’est un affluent du ruisseau de Durieux.

Le ruisseau de Durieux (2 083 m)

Il prend sa source sous Saint Genoux. Il compte deux affluents arrivant par la droite (une petite rivière sans nom (55 m) entre le Baudoy et Saint Genoux, et le ruisseau du glas) et deux affluents arrivant par la gauche (le ruisseau des grandes vignes, et celui du Combodon).

Il est un des affluents du ruisseau de Malval.

Autrefois, un moulin (vers le hameau du Baudoy) et une tuilerie furent érigés sur son cours, juste avant sa rencontre avec le ruisseau de Malval (lieudit connu par les agriculteurs sous le nom des « Tuilières »)

Le ruisseau de la Saignette (1 150 m)

Il prend sa source sous la voie communale N° 2 sous le bois de Pinloup. Il traverse la route du cimetière, puis la route départementale N° 34. Ensuite, il passe entre le bourg et la Saignette, puis descend vers les Ménestrels et traverse la route de Saint Sorlin pour finir sa course dans le Malval.

Le ruisseau du Malval

D’une longueur de 1 628 m, il prend sa source sous le hameau de la Richaudière. Sur le territoire de la commune il ne reçoit que des affluents de gauche (ruisseaux du Durieux et de la Saignette). Il coule au sud de la commune et délimite les communes de Saint Sorlin et de Chaussan sur la plus grande partie de son cours. Il recueille les eaux de différentes communes. En effet, il draine les eaux de toute la partie sud-ouest de Chaussan, du versant est de Saint André et du versant nord de Saint Sorlin.

Le ruisseau des Levées (770 m)

Il puise sa source sous le Boulard, passe entre le Richoud et la route départemental n° 115 sous Montplan, puis se jette dans le ruisseau de Chataignier Bruyas.

Le ruisseau de Chataignier Bruyas (1 155 m)

Il délimite les communes de Chaussan et Mornant. Il prend sa source sur la commune de Saint Laurent d’Agny puis traverse la route départementale n°115 avant de se jeter dans le ruisseau de Brinzieux.

Le ruisseau de Brinzieux

D’une longueur de 2 390 m, il prend sa source sous le bois de « la Gorge » au dessus du hameau de la Bruyère. Il traverse la voie communale N° 3, passe vers le Pontet, puis entre les hameaux de la Chaize et Brinzieux. Il traverse ensuite la voie communale N° 4 puis la route départementale N° 34 et rencontre le ruisseau de Malval à la Piasse. Il reçoit un affluent de gauche qu’est le ruisseau de Chataignier Bruyas. Sur la fin de son parcours il délimite les communes de Mornant et de Chaussan. Lui aussi recueille les eaux de différentes communes puisqu’il draine les eaux de la partie Nord-Est de la commune et d’une petite partie de Saint Laurent d’Agny et de Mornant. Son ancien nom était connu sous le nom de « ruisseau de Branzi »

Le Mornantet

Le confluent des deux ruisseaux traversant la commune (Le Malval et Le Brinzieux) forme ce nouveau ruisseau. C’est pourquoi le Mornantet débute à la Piasse –limitrophe avec Mornant (à compléter et suggérer à la mairie)

Enfin, entre les hameaux du Glas et de la Richaudière, à la bifurcation des routes de Chavagneux et La Richaudière (lieu dit « Le Maury » ou le « Mori »-de « morilles », un petit ruisseau, d’une longueur de 462 m traverse les voies communales N° 201 et N° 20 et se perd dans les prés.

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Fait tel qu'il est relaté dans le « Journal de Lyon » 

 

« Le 7 décembre 1785, à trois heures et demie du soir, un enfant de douze à treize ans se promenant dans les champs vit venir à lui un loup furieux. Effrayé à cette vue, il chercha à se garantir avec un bâton qu’il tenait à la main. Le loup lui arracha ce bâton avec les dents, renversa l’enfant et lui fit plusieurs morsures à la cuisse. 

Cet enfant aurait probablement été dévoré sans le secours de deux paysans de la même paroisse qui accoururent à son secours. Leurs cris menaçants épouvantèrent le loup qui alla se jeter à deux cents pas de là dans le bois de Malval, paroisse de Saint Sorlin, sur un troupeau de moutons. Il saisit une brebis en présence de trois bergers qui s’enfuirent en jetant des cris. 

Un habitant de Saint Sorlin, nommé Giraud, accourt et jette son chapeau au loup pour lui faire abandonner sa proie. Le loup quitte sa brebis et s’élance sur le paysan qui veut fuir. Le loup le jette à terre, déchire ses culottes et lui fait plusieurs morsures. Tandis que ce paysan appelait au secours, Jacques Peyzaret, habitant de Saint-Jean-de-Chaussan, travaillait près de là. Il entend dire aux bergères qu’un loup dévorait un homme. Il pose la bêche et précipite ses pas pour secourir ce malheureux. 

En entrant dans le bois, il aperçoit le loup qui avait quitté Giraud pour retourner à la brebis. Il s’avance. Le loup vient à lui, s’avance pour le terrasser et pose ses deux pattes sur sa poitrine en ouvrant sa gueule. Peyzaret lui résiste et avance la main gauche dont le loup saisit trois doigts dans sa gueule. Ce brave homme ne perd point tête. Il s’efforce avec l’autre main de faire ouvrir la gueule du loup pour dégager la première. La gueule s’ouvre ; Peyzaret y enfonce la main droite mais le loup refermant sa gueule serre les deux mains avec tant de force que rien ne peut plus les dégager. Dans ce moment affreux, Peyzaret se trouve assez de courage et de force pour écarter de ses deux mains sanglantes la mâchoire du loup ; il lui donne un coup de genou et le terrasse. Le loup se relève aussitôt ; ses yeux et ses mouvements annonçaient sa fureur. Peyzaret, sans cesser de tenir sa mâchoire écartée, le terrasse une seconde fois, le presse tellement qu’il lui enfonce deux côtes. Le combat dure plus d’un quart d’heure, sans que les cris de Peyzaret lui procurent secours. Enfin Giraud s’approche. 

Peyzaret lui crie de couper avec son couteau les jarrets des deux pattes de derrière du loup et ensuite de glisser un échalas dans sa gueule. Cela s’exécute et Peyzaret se trouve dégagé. 

Deux autres paysans surviennent et le loup est assommé sans danger. Ce pauvre jeune homme a été pansé et malgré toutes les morsures que ses mains ont reçues, elles ne seront point estropiées. M. Terray, intendant de la Généralité, à qui il a été présenté, lui a donné de justes éloges et lui a accordé une gratification distinguée, tant pour récompenser son courage que pour le dédommager du temps pendant lequel les morsures du loup l’ont mis hors d’état de travailler. 

Cet article fut relaté dans « le journal de LYON » en 1785 (Réf. dans la revue « L’Araire » n°105- été 1996)

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Les sources et les fontaines sont assez nombreuses dans les églises et chapelles, mais les puits, eux, sont très rares. En effet, le puits de Chaussan est le seul de la région Rhône-Alpes.

Ce puits est situé à la croisée de la nef centrale et du transept à quelques mètres du chœur. En forme de cloche, il a une profondeur d’environ sept mètres et un diamètre allant de 0,60m à 2m. Il est entièrement taillé dans la roche (gneiss ou granit).

 Son appellation est une très ancienne tradition mais son origine n’a toujours pas été déterminée. Rien ne prouve que le puits soit gaulois, seul certains objets attestent l’occupation du site à l’époque gallo-romaine.

On suppose que l’église fut construite à cet endroit pour en tirer au mieux les avantages que confère le puits (cérémonies religieuses mais aussi en cas de nécessité : refuge).

La restauration de l’église en 1991 a permit d’examiner le puits et de le mettre en valeur. On a alors pu observer que le puits était alimenté seulement par des infiltrations relativement faibles. De plus, cette recherche a permis de découvrir quelques poteries datant de la deuxième moitié du XVIIème siècle. Les quelques objets modernes trouvés montrent que malheureusement le puits était parfois utilisé comme dépotoir.

L’eau du puits aurait la réputation de guérir la surdité et les affections de l’oreille ou de les prévenir. C’est ainsi que l’ancien du village se rappelle avoir bu durant son enfance cette eau tirée à l’aide d’un seau lors de la fête de la Saint Jean Baptiste. De plus, le jour de la Saint Jean les personnes ayant le tympan fêlé boivent de l’eau du puits pour en guérir.

Il figure sur notre blason « d’argent à deux vires d’azur l’une dans l’autre » ; ces deux vires symbolisent l’eau, la vie et le « puits gaulois »

Il est inscrit depuis le 05/10/1992 à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

 

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